On les appelle les Nouveaux Animaux de Compagnie, sans trop bien définir à quelles espèces ils appartiennent : lapin nain, perroquet, singe miniature ou mygale ? Le degré de proximité avec l'homme peut être très différent... Pour simplifier, nous dirons que les NAC se situent entre les Ex-Animaux Sauvages et les Animaux de Compagnie en Voie de Développement, chacun suivant son propre rythme pour tenter de se trouver un jour à égalité avec le chien ou le chat.
Pas de chiffre précis pour évaluer cette population souvent qualifiée d'exotique, mais on l'évalue à environ 5% du parc des animaux de compagnie des Français, sans doute en extrapolant à partir de ce que l'on achète pour les entretenir : nourriture, terrariums, souris vivantes, sondes à vérifier l'hygrométrie et la température ambiante, etc... C'est peu et beaucoup à la fois. Ce qui est sûr, c'est que les NAC ont de l'avenir et que quelques uns font déjà carrière.
Le hamster est entré dans les mœurs. La tortue de Floride a coulé à pic. Le Furet est en plein boum, L'Iguane, malgré des goûts dispendieux en matière de terrarium se développe régulièrement. Les serpents ont de plus en plus de fidèles, mais un timide Python d'1,50 m n'a rien à voir avec un Boa de 3,50 m. Le Varan tente une percée, mais n'est peut-être pas encore assez civilisé pour la majorité. Les araignées font un tabac chez les ados (dommages collatéraux de Spiderman sans doute), avec en tête des ventes la mygale devant la Veuve Noire.
Chacun aime qui il veut, à condition toutefois de ne gêner personne alentour. Alors oui aux NACS pour les amateurs, mais à condition qu'ils se montrent responsables. Un perroquet, c'est un engagement de... 80 ans. Une tortue relâchée incognito près d'une mare peut ravager par sa seule présence un biotope entier. Les croisements artificiels entre les serpents pour obtenir des couleurs inédites donnent aussi des venins inconnus au bataillon des poisons et les chercheurs n'ont pas encore de solution en cas de morsures.
Nous aiment-ils ? Aimer les NAC pourquoi pas ? Mais eux, nous aiment-ils ? Toutes les espèces ne développent pas la même empathie. Le reptile et la mygale nous tolèrent sans doute plus qu'ils ne nous recherchent. Ils s'adaptent et survivent auprès de nous, comme ils peuvent : ils n'auraient sûrement pas choisi de nous rejoindre !